Femen : il faudra qu'on m'explique...

Publié le par Bernard LUSSET

Je tombe sur l'article suivant, paru dans le Huffington Post :

Si je comprends bien, les Femen sont donc relaxées par la Cour d'Appel de Paris, au motif que les autorités paroissiales n'ont pu apporter la preuve que les détériorations constatées sur la cloche le jour de l'intrusion étaient dues aux Femen. En revanche, les gardes qui les ont expulsées lors de leur manifestation, eux, ont été condamnés en première instance pour coups et blessures. Voilà, voilà... C'est ce qui s'appelle la justice.

Comprenons-nous bien : je trouve naturel que les blessures occasionnées par les surveillants présents sur place aient fait l'objet de sanctions. Dans un état de droit, nul ne peut se faire justice lui-même et seules les forces de l'ordre public sont autorisées à recourir, justement, à la force. Ok donc pour les condamnations (d'ailleurs légères) qui ont été infligées.

Mais, en revanche, que ces folles-dingues aux seins nus fassent irruption dans un lieu de culte, y tiennent des propos ouvertement provocateurs, qu'elles s'y comportent avec la volonté affichée de choquer, portant ainsi atteinte à la liberté de culte chez nous, tout ça ne déclenche aucune sanction judiciaire ? Mais alors, ne nous étonnons plus de les voir, ici et là, tenter d'imposer au monde leur point de vue sur tous les sujets, puisque l'impunité est de mise !

Imaginons un peu : que se passerait-il si une bande de zozos faisait irruption à l'Elysée ou à l'Assemblée nationale, qu'ils y mettent le bazar au motif qu'ils en contestent le fonctionnement ? Que se passerait-il si des militants envahissaient les locaux du PS rue de Solférino en beuglant et en saccageant les lieux ? Je suis sûr que les condamnations arriveraient de partout, unanimes.

Il est vrai que le risque est faible : le siège du PS, l'Elysée et l'Assemblée nationale ont en commun d'être protégés par de hautes grilles et par moults CRS, alors que Notre Dame, elle, est ouverte à tous. Comme toutes les églises.

Faut-il en conclure que ce sont désormais les lois de la jungle qui régissent la vie en société ou, pour le dire autrement, qu'au nom de la liberté d'expression, tout est désormais permis à tous les dingos de la terre ?

Il faudra qu'on m'explique...

Femen : il faudra qu'on m'explique...

Publié dans on en parle partout

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