Le choix de l'espoir

Publié le par Bernard LUSSET

Lorsque j’ai créé à l’été 2015 un Comité Juppé qui, à ma grande surprise, n'existait pas encore à Agen, j’avais la conviction qu'Alain Juppé était le mieux placé pour conduire la France sur le chemin des réformes indispensables. A la veille du premier tour, je réalise que mes motivations d’alors ont été largement confortées par la campagne qui s’achève.

Le débat sur les programmes a montré une assez large communauté de vision entre les candidats au-delà des différences d'approche. C'est plutôt normal et rassurant pour une même famille de pensée. Nous attendent des mutations profondes indispensables pour que, demain, notre pays retrouve le chemin de la prospérité la mieux partagée : réduire progressivement la dépense publique, replacer le travail au cœur de notre société et de nos vies, restaurer l’envie d’entreprendre, veiller de manière plus juste à la cohésion nationale, réaffirmer la place de la France en Europe pour en faire un espace de stabilité et de prospérité.

Mais en politique, il n'y a pas que le programme et, à mes yeux, la méthode est au moins aussi importante que le fond. Là encore, mon choix pour Juppé s'est trouvé conforté par cette campagne. Jamais notre pays n’a été aussi profondément fracturé qu’il ne l’est aujourd’hui : des pans entiers de notre société ont décroché, l’espoir est aux abonnés absents. Face à ce constat, Alain Juppé a fait le choix délibéré de rassembler toutes les forces du pays, plutôt que de désigner des boucs-émissaires faciles.

Ce mélange de volonté réformatrice, d'esprit de rassemblement et de modération lui a valu plus d'un procès ridicule. Souvenez-vous : ses détracteurs ont prédit qu’il n’irait pas au bout de sa candidature. Ils l'ont traité de vieux schnock. Ils l'ont accusé de mollesse. Ils l'ont suspecté de complaisance à l’égard des fondamentalistes musulmans. Ils l'ont soupçonné de ratisser à gauche. Ils ont prétendu qu’il n’avait pas de programme. Ils l'ont dit vendu à Bayrou. Ils lui ont fait le procès de la mollesse et de l'indécision : j’en oublie sans doute.

Face à ces mises en cause ridicules, Alain Juppé n'a jamais varié : dire aux Français aujourd'hui ce qu’il fera demain s’ils lui accordent leur confiance. Parce que mentir (ou tout promettre, ce qui est la même chose) serait pire que tout. C’est pour ce mélange de volonté réformatrice inaltérable et d’esprit de modération, pour cette envie inoxydable d'associer le plus grand nombre à la réussite du pays que je soutiens profondément la candidature d’Alain Juppé.

Et voilà pourquoi, dimanche, en votant pour lui, je ferai le choix de l'espoir.

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