300 chroniques plus tard...

Publié le par Bernard LUSSET

 

Voilà 4 ans que j'ai ouvert ce blog, cédant après réflexion à une mode qui s'est généralisée depuis. Un blog de militant politique, un blog d'élu local, structuré autour de deux rubriques "on en parle à Agen" et "on en parle partout", récemment enrichies d'une troisième catégorie de chroniques "on en parle en Afrique".

Une occasion de réfléchir, de mettre en forme les idées. Une occasion aussi de partager mes coups de coeur, mes coups de gueule. Tout ça a donné, en 4 ans, un peu plus de 300 chroniques publiées, auxquelles il faudrait ajouter une bonne centaine d'autres, commencées mais jamais terminées, et finalement jamais publiées. 

Cet exercice librement consenti suscite chez moi 3 remarques.

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D'abord se méfier de soi !

 

Dans un blog, il faut se méfier d'abord de soi-même ! 

Se méfier des réactions d'humeur incontrôlée qu'on regrette plus tard.

Des envolées lyriques, des agressions, des sur-réactions qui, si elles "soulagent" sur le moment, apparaissent souvent, 24 ou 48 heures plus tard, pour ce qu'elles sont vraiment : ridicules parce qu'excessives.

Du temps qui passe puisque les textes écrits restent et qu'on peut vous les ressortir longtemps après.

Du choix des sujets, du contenu même des textes, du ton et du style employés.

Prudence aussi sur la longueur des textes : à côté des 1250 signes (*) auxquels la presse locale nous contraint de fait, le blog peut passer pour son auteur pour un espace de liberté sans contrainte. Pourtant, gare à celui qui se laisse aller : l'attention du lecteur s'échappe tellement vite qu'il y a des moments où je me demande si les journalistes n'ont pas raison... (Mais je ne leur dirai jamais !)

Prudence aussi sur l'importance même qu'on accorde à l'exercice : le monde vivait (bien) avant le blog, il vivra (bien) après !

 

Ensuite le débat.

 

Je le regrette mais la fonction "commentaire" -discrète il est vrai, en fin d'article- qui permet au lecteur de ce blog d'y réagir est très peu utilisée, alors que je n'ai jamais exercé la moindre censure sur les rares réactions reçues. Malgré cette faible interactivité en ligne, ce blog est une occasion supplémentaire de débat avec les habitants : dans la rue d'abord où, de temps en temps et même de plus en plus souvent, on me parle de telle ou telle chronique, pour la contester ou la partager d'ailleurs. Débat aussi sur les réseaux sociaux, puisque je suis venu sur Facebook et Twitter où la publication de mes chroniques est relayée.

 

A chaque fois, je constate avec beaucoup de plaisir que ces chroniques au jour le jour donnent envie de prolonger la discussion, de l'enrichir, de la compléter : c'est bien à ça que devait servir ce blog dans mon esprit.

 

L'exposition publique.

 

Un blog est, évidemment, une manière de s'exposer publiquement : c'est d'ailleurs ce point-là qui m'a fait longtemps hésiter parce que je n'ai pas d'ambition rentrée dans ce domaine. Mais au final, un élu s'expose forcément, chacun le faisant avec sa sensibilité. Par son caractère durable et construit, ce blog est pour moi un moyen de résister à un quotidien que je trouve immédiat, irréfléchi, impatient, superficiel et sans mémoire.

 

Au final, alors que ce blog a d'abord été l'expression d'une volonté personnelle d'écrire, je me réjouis qu'il participe, au milieu de 1000 et un autres moyens d'expression, à l'animation du débat et à l'agitation des idées. C'est en tout cas dans cet état d'esprit qu'au gré de mes envies, je poursuis la publication de ces chroniques. J'espère que certaines intéresseront celles et ceux qui me feront l'honneur et l'amitié de me lire. Et, qui sait, peut-être en reparlerons-nous ensemble "en ligne" ou de vive voix...

 

 

(*)  pour information, cette chronique est constituée de 3600 caractères

 

PS : pour ceux qui veulent suivre la publication de ces chroniques,

il suffit d'inscrire votre adresse mail

en haut à droite de ce blog,

dans la rubrique :

"suivez mes chroniques" + OK 

 

 

Publié dans on en parle à Agen

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