Hollande : pour 5 ans...!

Publié le par Bernard LUSSET

J'ai regardé François Hollande, dans ses nouveaux habits de Président "simple" (on ne dit plus "normal"...) sur le plateau de France 2 hier soir. Je l'ai trouvé triste, et pour tout dire, un peu pathétique. 5 ans...! On va l'avoir comme Président pendant 5 ans...

 

Hollande élu ressemble -hélas- furieusement à Hollande candidat. Avec Sarkozy en moins. Et c'est là que le bât blesse : l'ancien président ayant -sagement- disparu des écrans radars, il y a quelque chose de pathétique et dérisoire à voir François Hollande s'escrimer à le faire revivre dans l'esprit des Français. Car toutes ses déclarations n'ont qu'un seul but : marquer la rupture. Il est un peu comme un boxeur à qui on aurait piqué son putching-ball : du vent, des coups dans le vide.

 

Le pompon de cette démonstration aura été le débriefing détaillé par lequel le nouveau président nous a expliqué qu'il était allé à Bruxelles en train et revenu en voiture (on dirait Oui-oui racontant ses vacances...), permettant ainsi d'économiser un avion. Très bien...!

 

Même luxe de détail sur le fait que le Président "simple" vient sur le plateau de la télévision quand son prédecesseur préférait les "spéciales" en direct de l'Elysée. Réveille-toi François : Sarko est parti et le nouveau Président, c'est toi ! Alors, ce luxe de détails sur la méthode ne saurait tenir lieu de mode de gouvernement.

 

Or, le nouveau Président aura été moins disert sur la hausse du SMIC (bon sentiments à la pelle garantis), sur les mesures à prendre pour poursuivre le rétablissement des finances publiques (grand flou à l'horizon), sur le financement des promesses électorales (avec une croissance en berne).

 

Bref, les commentateurs ont beau jeu ce matin de gloser sur ce qui n'était qu'un tristounet exercice de communication pré-législatives. La vérité, c'est que, Sarkozy battu, nous nous réveillons avec Hollande Président.

 

Pour 5 ans...!

 

Voilà pourquoi, plus que jamais, dimanche en 8 et le suivant, nous devons donner à notre pays une opposition solide, pour ne pas laisser le PS entre les seules mains de ses encombrants alliés et veiller à ce que, dans la tourmente qui s'annonce, nous ayons quelques députés expérimentés et courageux pour nous représenter.

 

Ne nous y trompons pas : ce combat-là sera difficile et appelle notre mobilisation citoyenne dès le 10 juin.

 

 

Publié dans on en parle partout

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