La renaissance des quartiers

Publié le par Bernard LUSSET

 

Soyons justes : il y a dans la renaissance des quartiers une attente profonde, une demande sociale pour battre en brêche l'anonymat de nos villes. Le succès croissant de la Fete des Voisins tenue hier partout en France participe, bien sûr, de cette prise de conscience : et tant mieux, parce qu'elle préfigure, espérons-le, un heureux inversement des tendances sociales et une restauration, par le terrain, du lien social. Nous en avons bigrement besoin.

 

Mais il n'est pas illégitime de dire, aussi, que l'initiative municipale en matière de conseils de quartiers est venue, très opportunément, donner à ce sentiment diffus une réponse concrête : il suffisait hier soir de se promener dans tous les quartiers de notre ville pour voir fleurir, un peu partout, des tables où chacun apportait son pique-nique : un vrai feu d'artifice de convivialité où chaque quartier a apporté son identité propre.

 

Dans mon quartier, à Sembel, j'ai retrouvé, comme l'année dernière, bon nombre de ces voisins que je salue d'un petit geste tous les jours, mais avec lesquels, hier, j'ai pris le temps de discuter du quartier, de la ville, mais aussi des études des enfants que j'ai vu grandir, des travaux de la maison, des pépins de santé : bref, tout ce qui fait le quotidien des voisins.

 

Et nous nous sommes retrouvés, sous le préau de l'école du quartier, partageant les salades, les quiches (où l'on voit qu'il y a de vrais talents pour transformer un pique-nique en une extraordinaire vitrine de notre art culinaire !).

Le conseil de quartier de quartier Sembel y avait ajouté, comme l'an dernier, un petit groupe de deux musicos, talentueux et drôles, qui nous ont fait chanter et danser : un petit moment de bonheur, juste un petit moment de bonheur, où les conseils de quartier ont pris toute leur place.

 

 

Lors de la signature officielle des contrats de quartier, au théâtre le 12 avril dernier, j'ai fait rigoler les gens quand j'ai dit qu'à mes yeux, les Conseils de quartier sont certes importants pour décider avec nous des travaux à faire, mais qu'ils sont aussi essentiels pour mener des actions de proximité qui ne coûtent rien : tout le monde a pensé sur le moment que, décidemment, l'Adjoint aux Finances ne pense qu'à faire des économies (ce qui n'est pas faux...!).

 

Mais ce n'est justement pas d'argent dont je parlais ce soir-là, mais de lien social, de ce tissu si indispensable à nos vies.

Cette édition 2010 de la fête des voisins me renforce dans cette conviction : il y a une "mayonnaise" qui est en train de prendre à Agen et qui, je dois l'avouer, même si ce n'est pas bien, me remplit de fierté de l'action municipale que nous menons et m'incite à ne rien lâcher sur ce terrain-là.

 

 

Publié dans on en parle à Agen

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