LGV Bordeaux-Toulouse : c'est parti

Publié le par Bernard LUSSET

  LGV PROJETS MOBILITE 21

La LGV Bordeaux-Toulouse est donc le seul projet national de LGV préservé par la commission Mobilité 21 et le gouvernement, avec une ouverture annoncée avant 2030, c'est-à-dire environ 10 ans plus tard que prévu.

 

En conservant ce seul projet, l'Etat a fait le choix de ramener la liste des grands équipements au niveau de nos capacités financières. J'entends les critiques sur le "courtermisme" de ce plan qui ne sont pas toutes fausses, loin de là, car on oublie un peu vite que de tels investissements structurent un pays, et l'aident à préparer les défis de demain : s'endetter pour eux est moins contestable que s'endetter pour payer le personnel d'Etat 6 mois par an. 

 

Cette LGV Bordeaux-Toulouse est évidemment une décision prise au bénéfice principal de Toulouse et, dans une moindre mesure, de Bordeaux. Mais il se trouve que, par ricochet, c'est une triple bonne nouvelle pour Agen :

 

1. la fin des incertitudes

 

Grâce à cette confirmation, les riverains concernés, qu'ils soient ou non opposés au projet, savent désormais à quoi s'en tenir. Il appartient désormais aux parlementaires locaux de la majorité (Camani, Lousteau, Fekl) de veiller à ce que les familles, les exploitations et les entreprises concernées perçoivent la juste indemnisation de l'effort qui leur est demandé au nom de l'intérêt collectif.

 

On s'aperçoit aussi aujourd'hui que le travail préalable effectué ces dernières années par les élus locaux de l'Agenais, au cas où le projet se ferait, et qui a été si critiqué, va s'avérer finalement bien utile...

 

2. Agen dans le réseau des villes à grande vitesse

 

Pour nous, l'enjeu de ce projet n'a jamais été de gagner 5 ou 10 ' entre Agen et Bordeaux : avec la LGV, notre agglomération va pouvoir construire une stratégie de développement qui tienne compte de cet atout nouveau du "réseau LGV". Nul ne peut nier qu'être à 2h35 de Montparnasse, à 35 ' de Bordeaux-St Jean et 25 ' de Toulouse-Matabiau va constituer un évènement pour l'avenir de notre bassin de vie. Les projets locaux de ZAE de Ste Colombe, de second échangeur autoroutier, de pont à Camelat, de centre des congrès, etc... préfigurent donc bien l'Agen des années 2030.

 

3. l'apport massif de fonds publics dans notre région

 

Avec ce chantier public majeur, le seul des décennies à venir et le premier chez nous depuis 30 ans (autoroute A62), des milliers et des milliers d'emplois vont être générés sur une période longue, alors que nous sommes depuis longtemps à l'écart des zones traditionnelles d'investissements publics (façade littorale, couloir du Rhône). Là encore, on voit que les discours radicaux sur la dette mériteraient d'être affinés.

 

 

Publié dans on en parle à Agen

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