#mariagepourtous : la méthode "Solférino" recalée par le Conseil constitutionnel

Publié le par Bernard LUSSET

 

Ainsi en a décidé le Conseil Constitutionnel (voir le communiqué de presse) : les Maires ne peuvent se prévaloir de leur "liberté de conscience" pour refuser de célébrer un mariage entre personnes de même sexe.

 

Cette décision n'est une surprise pour personne : nul ne pouvait imaginer que le Conseil constitutionnel, après avoir reconnu la constitutionnalité d'une loi, allait autoriser ceux-là même qui sont chargés de l'appliquer,  à s'y soustraire ! C'eût été une décision... exotique.

 

Fermez le ban !

 

Fermez le ban ? Pas tout-à-fait...

 

Il est même très intéressant de revenir à la genèse de cette histoire. Souvenez-vous : cette affaire de "clause de conscience" des Maires, qui l'a évoquée ? Le Président de la République lui-même, devant l'Assemblée Générale des Maires de France, quelques semaines avant que le Parlement adopte cette réforme.

 

C'est lui qui, comme à son habitude, a voulu dire oui à tout le monde, reculer de deux pas après avoir avancé d'un, cultiver cet art de la synthèse qui fit sa gloire lorsqu'il était premier secrétaire du PS : bref, c'est la "méthode Solférino" érigée en règle suprême à tous les étages de l'exécutif. Autres exemples : conforter Valls sans démentir Taubira,  soutenir Ayrault sans démissionner Montebourg, promettre aux écolos de fermer Fessenheim tout en prolongeant de 10 ans la durée de vie des autres centrales. Etc, etc...

 

On nous promettait qu'après une présidence Sarkozy dont le PS ne cessait de critiquer la "violence" supposée, on allait, enfin, avoir une France "apaisée", "participative", "sereine". Tu parles !

 

Il règne au sommet de l'Etat un bazar inouï, une indécision qui fait craindre le pire aux Français. Ce qui a pour double conséquence à la fois de ne pas répondre aux urgences du moment et de favoriser la montée du Front national.

 

Je n'aime pas toujours ses formules, mais je trouve que Jean-François Copé a bien eu raison de parler du "FNPS" : oui, c'est toujours quand le PS gouverne que le FN monte, ce qui fait les affaires du PS puisque cela fragilise la droite et le centre. Nous en avons ces temps-ci une nouvelle confirmation, qui n'est à l'honneur ni du PS ni du gouvernement. C'est même assez minable... 

 

 

Publié dans on en parle partout

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