Redere Dionis...

Publié le par Bernard LUSSET

Que je dise ici du bien de Jean Dionis n'étonnera personne : je suis engagé à ses côtés depuis son entrée dans la vie publique, y compris comme premier Adjoint depuis 2008 à la Mairie d'Agen. Ceux qui me connaissent savent que l'attachement et l'amitié que je lui porte ne m'interdisent pas, loin s'en faut, d'exprimer quand c'est utile, ma différence et il me fait l'amitié d'écouter, et parfois même, d'entendre...

 

Par conséquent, si je dis ici que 2011 aura été une grande année "Dionis", personne n'en sera surpris. Et pourtant, cette chronique (pardon de l'immodestie du propos...) mérite, je le crois, plus qu'un regard rapide : oui, l'année 2011 aura été une grande année "Dionis".

 

L'année du retour du centre-ville

 

Depuis 25 ans que j'ai le bonheur de vivre à Agen, j'ai toujours entendu la même ritournelle : le centre-ville meure. Et dans le même temps, j'ai vu bien souvent les municipalités caler devant l'impopularité supposée de tout changement en coeur de ville. "Agen, coeur battant", sans Jean Dionis, aurait sans doute connu le même sort que les "Agen s'imagine" ou autres projets : il serait resté au stade du projet.

 

Il a fallu, rendons-lui cette justice, l'obstination, la force de conviction et la capacité de dialogue d'un Jean Dionis pour oser mener à bien notre projet dont la piétonisation du Boulevard de la République n'est qu'un des premiers volets : n'oublions ni l'éclairage des façades, ni le multiplexe place du Pin, ni ljds.jpga prochaine rénovation des Cornières, la mise en place des navettes, les 480 places de parkings à la Gare, le futur pôle multimodal de la Gare, etc...

 

Oui, sans lui, nous n'aurions jamais osé. Et nous aurions eu tort, car le centre-ville est redevenu le lieu vers lequel les regards se tournent : celui des clients, celui des promeneurs, celui des investisseurs, celui des résidents.

 

L'année de l'agglo

 

Rassembler les énergies, faire converger les projets, unir les destins des deux côtés de la Garonne : Jean Dionis n'a eu de cesse depuis 2008 de travailler activement à ce projet commun, en y mélangeant habilement, là comme ailleurs, l'énergie dont il est capable et la capacité d'écoute dont il sait faire preuve. Depuis vendredi, ce travail inlassable qu'il mène a connu l'aboutissement qu'il méritait : le pays agenais sera réuni au 1er juin 2013, de l'actuelle CAA à Pont du Casse, de Castelculier à la Communauté de Laplume, le pays astaffortais nous ayant déjà rejoint.

Qui l'eut crû à part lui ?

 

Saluer le chemin ainsi parcouru, c'est aussi pouvoir affirmer qu'enfin, sur l'ensemble de ce nouveau territoire agenais, nous allons travailler tous ensemble les questions de transports en commun, de création d'emplois, d'urbanisme, d'éducation, d'équipements collectifs : une vraie révolution !

 

Ce chemin, Jean Dionis l'a-t-il parcouru seul ? Certes pas, et il ne le revendique d'ailleurs pas.

 

Mais il serait particulièrement injuste de ne pas lui reconnaître qu'il a été non seulement l'initiateur, mais aussi le promoteur infatigable de ce parcours. Voilà pourquoi je pense très sincèrement, bien au-delà de l'amitié que je lui porte, que l'année qui va s'achever aura été une grande année "Dionis" pour notre plus grand bonheur à tous.

 

Cette année a-t-elle été sans questions ni erreurs ? Qui me croirait si je disais cela ? Mais au moment de tourner la page de cette année riche, il n'est que justice de lui reconnaitre ses mérites, lui qui est si souvent la cible de toutes les critiques. "Redere Dionis quae Dionisaris" en quelque sorte...

 

Bonnes fêtes de Noël à tous.

Publié dans on en parle à Agen

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