TVA : enfin (un peu) de bon sens ?

Publié le par Bernard LUSSET

 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" disait Martine Aubry durant la primaire socialiste : les hésitations gouvernementales en matière de TVA lui donnent tristement raison. En 18 mois, la TVA sur le bâtiment aura augmenté de 100 % : déjà portée de 5,5 % à 7 % par Fillon, Hollande voulait l'augmenter du double (de 7 à 10 % au 1er janvier 2014, pour financer le crédit impôt compétitivité). Le tout, après avoir dès son élection décidé de baisser la TVA sur les importations et augmenter celle sur les activités non délocalisables ! Il est vrai qu'à l'époque, il fallait "dé-Sarkoyser" la France...

 

Autour de son Président Jean-Louis Borloo, l'UDI conteste cette politique du yo-yo et alerte les pouvoirs publics sur les ravages qu'elle engendre notamment sur le secteur du logement.

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Le massacre d'un secteur-clé de notre économie

 

Le secteur du bâtiment en France emploie 1 salarié sur 12, dans des emplois pour l'essentiel non délocalisables. C'est dire si c'est un secteur-clé : sans lui, aucun espoir de baisse du chômage. Or, ce secteur est tellement massacré qu'à la fin de cette année 2013, la production de logements neufs en France sera la moitié de ce qu'elle était il y a quatre ans...

 

C'est une crise très grave qui se profile : grave pour notre économie d'abord où le logement représente 1 emploi sur 12. En Lot-et-Garonne, nous voyons les impacts de cette crise, avec la multiplication des fermetures d'entreprises et les mises au chômage qui les accompagnent. Grave aussi pour les millions de foyers français qui se heurtent désormais à des difficultés sans nom pour se loger dignement. Or, le logement devrait être considéré comme un produit de toute première nécessité.

 

Cette crise du bâtiment et du logement ne dépend pourtant que de nous : ni l'euro, ni l'Allemagne, ni aucun autre bouc-émissaire ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation historique qui se profile : seuls les pouvoirs publics français détiennent la clé de sa résolution. Il semble que, devant l'ampleur de la crise qui s'annonce, le gouvernement se décide (enfin) à réagir.

 

Les centristes de l'UDI, qui réclament depuis des mois un plan national du logement, ne peuvent qu'espérer des décisions de bon sens.

 

Une urgence nationale : ramener la TVA sur tous les logements à 2,5 %

 

On annonce une baisse prochaine de la TVA (qui serait ramenée à 5 %) sur la construction de logements sociaux. Si cette mesure va (enfin) dans le bon sens, elle sera notoirement insuffisante pour répondre aux besoins des familles et endiguer les destructions d'emplois. Nous avons besoin d'un dispositif plus ambitieux et plus efficace. C'est pourquoi je souscris pleinement à la demande de l'UDI pour que deux mesures soient immédiatement mises en place :

> à titre  provisoire, nous demandons que le taux de TVA sur la construction soit ramenée non à 5 % mais à 2,5 %.

> nous demandons que l'ensemble du secteur du logement bénéficie de cette baisse de TVA, et pas seulement le secteur HLM.

 

Sans la prise en compte de ces deux mesures, nous redoutons que les demi-mesures promises ne soient pas à la hauteur des urgences auxquelles le logement est confronté. Si la France est capable de s'engager au Mali -ce qu'elle a eu raison de faire et que nous soutenons-, elle doit savoir aussi répondre aux besoins intérieurs impérieux qui s'expriment.

 

Il le faut : l'action pour le logement, c'est maintenant !

 

 

 

 

 

Publié dans on en parle partout

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