Vacances : prudence !

Publié le par Bernard LUSSET

Je n'ai pas pour habitude d'évoquer ici des considérations personnelles : je tiens à preserver dans le privé ce qui relève de la vie privée. Je fais pourtant aujourd'hui une exception, en espérant qu'elle sera utile aux autres.

Au début de cette semaine, en famille, nous sommes allés passer quelques jours sur le bassin d'Arcachon. A la faveur du beau temps (un peu exceptionnel, cette année...), je me suis rendu à l'océan, en compagnie de mon fils et de son cousin (13 ans tous les deux). cap-ferret.jpg

 

Je connais bien cette côte océane où je me baigne souvent, en-dehors des quelques zones surveillées. J'en connais la beauté et les dangers, les baïnes.  Je connais le mécanisme des courants de sortie de ces cuvettes, je veille aux horaires des marées privilégiant les marées basses qui découvrent les bancs de sable et permettent de mieux appréhender les risques...

 

Et pourtant, je me suis trouvé, avec ces deux gamins, en situation plus que délicate : les jugeants trop éloignés du bord, je me suis avancé vers eux pour leur enjoindre de regagner de plus basses eaux. L'un des deux a pu "prendre" une vague et se mettre à l'abri. Pas l'autre et là, je me suis trouvé à ce moment précis où on réalise, trop tard, que nous étions allés trop loin et que nous ne parviendrions sans doute plus à rentrer à la nage. Inexorablement, le courant de baïne était plus fort que les rouleaux de la marée montante.

 

Je me suis donc vu mettant en oeuvre, bon gré mal gré, les conseils de survie qui sont donnés dans ces cas-là : surtout ne pas lutter contre le courant, se laisser au contraire emporter vers le large jusqu'à ce que le courant de sortie de baïne soit moins fort et que les vagues, naturellement, vous ramènent un peu plus loin. Voilà pour la théorie...!

 

Dans la pratique, je peux désormais vous dire que les choses se passent de manière un peu différente : on se voit balloté par les rouleaux, submergé par les vagues, à bout de souffle, sans repère. Bref, on se sent petit, et plus encore avec un gamin à côté de soi...

 

Comme souvent par bonheur, ma mésaventure s'est bien terminée, par ce qu'on appelle un "sauvetage sauvage" : un surfeur qui prenait la vague est passé à proximité, nous a vus en difficulté et s'est approché. Une fois nos mains sur le surf, mon neveu et moi avons repris quelques couleurs... et un souffle qui commençait sérieusement à nous manquer. En quelques secondes, une histoire qui démarrait mal s'est bien terminée.

 

Alors, à vous qui allez peut-être rejoindre dans les prochains jours la côte océane, profitez-en bien, profitez pleinement de l'extraordinaire immensité de ce lieu. Profitez de l'océan, comme il le mérite. Mais n'oubliez pas que cet océan peut être dangereux et qu'en quelques secondes, tout peut basculer.

 

Pour vous en convaincre, regardez cette vidéo de France 3 Aquitaine et comment une vingtaine de personnes, MNS compris, ont dû être hélitreuillées, pour sortir d'un courant de baïne il y a quelques jours... 

 

 

 

Ceci dit, bonnes vacances à tous mais "vacances, prudence !"

 

Publié dans on en parle partout

Commenter cet article