Aggiornamento

Publié le par Bernard LUSSET

Aggiornamento : mot italien signifiant "mise au goût du jour", "modernisation". Ce mot a été utilisé par le Pape Jean XXIII en 1959, en prélude à la tenue du Concile Vatican II. Depuis, il est souvent repris lorsqu'il s'agit d'évoquer une profonde révolution des esprits pour les adapter aux temps nouveaux.

 

Et bien, je crois que notre pays doit préparer son aggiornamento. Dit autrement, je ne crois pas que nous sortirons aisément de nos difficultés actuelles sans repenser, rebâtir, moderniser, bref "mettre au goût du jour" notre organisation économique, sociale et institutionnelle. Et c'est aux citoyens de faire ce travail, tant les gouvernants d'aujourd'hui, peut-être plus encore que leurs prédécesseurs, sont aux prises avec la gestion des urgences et d'abord la leur : durer, dans un contexte où les petites phrases, les symboles, les annonces font, pour l'instant, office de viatique.

 

Aggiornamento ? De quoi parle-t-on ?

 

Un concept dépassé mais preignant : le partage du travail

 

Les socialistes français ont le même "logiciel" qu'il y a 30 ans, lequel n'a pourtant depuis cessé de montrer ses limites : il faut, selon eux, partager le travail. C'est l'idée, sotte, que la quantité de travail serait limitée comme un gâteau et qu'il faudrait, en période de crise, réduire la taille des parts de ce gâteau pour en distribuer un plus grand nombre. Cette idée est une bêtise que l'histoire et la géographie n'ont cessé et ne cessent aujourd'hui encore de démentir : ce qui crée la richesse -et donc l'emploi- c'est l'activité. Autrement dit, il faut accepter des temps -rudes- d'adaptation pour qu'ensuite l'activité redémarre, le temps que l'appareil productif -les entreprises- s'adaptent aux évolutions des marchés, de la concurrence, des technologies. Les 35 heures, "fleuron" de cette thèse du partage du travail, n'ont créé aucun emploi : elles ont plutôt limité les revalorisations salariales et contribué à plomber la compétitivité des entreprises françaises, et pas seulement celles soumises à la concurrence internationale : il suffit, pour s'en convaincre, de regarder les ravages des 35 heures dans l'hôpital public ou dans les PME par exemple.

 

Revenir sur cet axiome des années 80 n'ira pas sans heurts : le travail a cessé d'être une valeur fondatrice pour ne plus être qu'une contrainte dont on s'efforce de limiter au mieux les effets. Autant dire que la perspective d'augmenter le temps de travail dans une vie professionnelle ne sera pas aisément acceptée par l'opinion ni par ceux qui ont vocation à s'exprimer : c'est pourtant par là qu'il nous faut commencer à construire le chemin. Pas pour "enrichir les patrons", mais parce que c'est à ce prix, je le crois, que nous pourrons créer la croissance de demain, une croissance respectueuse de notre environnement, une croissance au service de l'homme et du monde qui l'entoure. Mais une croissance sans laquelle, n'en déplaise aux écologistes les plus affirmés, il n'y aura pas d'emplois pour tous. Je ne crois pas à la "décroissance verte" (personne d'ailleurs n'y croit sérieusement...)

 

La droite, ces dernières années, a essayé, bien modestement, de s'engager dans cette voie : il n'aura fallu que quelques jours aux députés de la nouvelle majorité pour enterrer, sourire aux lèvres, le "travailler plus pour gagner plus", maladroit dans sa formulation certes, mais qui allait dans le bon sens. Neuf millions de salariés y ont perdu du pouvoir d'achat (ils vont s'en rendre compte sur leur bulletin de salaire fin septembre...) et leurs entreprises un peu de flexibilité. Et dire que les députés socialistes, narquois, ont pris ça pour une grande victoire politique...!

 

 Faut-il, en période de montée du chômage, mettre en place des actions ponctuelles du type "emplois d'avenir" comme ceux qui sont annoncés ? Oui, sûrement pour atténuer la dureté des temps. Mais le faire sans, parallèlement, adapter notre économie et notre législation sociale, est un coup d'épée dans l'eau, une mesure sans lendemain qui n'aura finalement comme conséquence que de coûter 1,5 Mds € aux contribuables.

 

Une vision historique à toiletter : le "modèle" français

 

Si les questions du coût et du temps du travail sont des questions centrales, elles ne peuvent résumer à elles seules le champ des réformes à entreprendre : il faut aller bien au-delà : que n'avons-nous entendu de discours d'auto-satisfaction sur le "modèle" français : qu'il s'agisse d'éducation, de protection sociale, d'organisation territoriale, etc..., nous souffrons d'un sacré complexe de supériorité qui nous laisse croire qu'en toutes choses, nous sommes les meilleurs et qui justifie notre immobilisme. Il est temps d'atterrir !

 

-> La France championne de son "modèle" éducatif ? 

 

Mais il est à bout de souffle, notre "modèle" ! Les moyens par élève de l'Education nationale n'ont jamais été aussi importants qu'aujourd'hui, nous plaçant en tête des dépenses d'éducation en Europe. Et pour quel résultat ? Nuls en langues étrangères, derniers en matières scientifiques, nous ne sommes même pas capables d'apprendre correctement à nos enfants à lire et compter avant d'entrer au collège. Lequel collège dit "unique" est une absurdité sans nom qui plante des générations de gamins, mais qu'on préserve au nom de "l'égalité des chances" ! Sans parler des enseignants qui n'en peuvent plus d'un système qui décide de tout et broie tout, à commencer par les hommes et les femmes eux-mêmes qui, tous les jours, font oeuvre de transmission des savoirs, face à des gamins -et des parents- de plus en plus revendicatifs et de moins en moins satisfaits.

 

Si vous connaissez des jeunes qui ont eu la chance, à la faveur d'un échange scolaire, de suivre des cours dans un établissement à l'étranger, écoutez-les parler de leur expérience en Angleterre, en Espagne ou ailleurs : notre système français, avec ses méthodes, ses programmes et ses calendriers magistraux et universalistes hérités de Jules Ferry, est un dinosaure moribond ! Mais, au nom du modèle et de quelques slogans, on le perpétue tant bien que mal, redoutant plus que tout de s'attaquer au mal qui ronge le "mammouth". Ce chantier-là est pourtant majeur, même s'il ne donnera ses pleins effets que sur le long terme : arrêtons de le remettre sans cesse à plus tard.

 

-> La France, championne de la protection sociale ?

 

Championne des déficits et des injustices, plutôt ! Notre système est tellement règlementé, tellement abscond, qu'il faut des agents pour expliquer à leurs collègues ce que d'autres ont voulu dire dans les textes qui nous gouvernent ! Sans parler des déficits qui se creusent à tous les niveaux et que nous comblons, faute de réformes, par des taxes supplémentaires, au nom du principe surrané de la "protection sociale, grand héritage de l'après-guerre" : jusqu'à quand maintiendrons-nous ce carcan, alors même que les exemples criants d'injustice générés par ce système nous heurtent tous les jours ? 

 

Combien de situations individuelles injustes sont ainsi ignorées : indemnisations chômage sauvagement interrompues alors des "pros", eux, slaloment de stages en formations. Couverture maladie où, à force de générosité, nous avons construit un système qui pénalise ceux qui essaient de s'en sortir et incitent les bénéficiaires de la CMU à demeurer en situation d'assistance. Aides familiales de toutes sortes où, à force de complexité et de règles aveuglément universelles, bien des détresses sont ignorées et bien des abus couverts ?

 

Juste et efficace notre protection sociale ? Allons donc !

 

-> La France, championne de l'organisation territoriale ?

 

A part quelques spécialistes, plus personne ne comprend plus qui fait quoi. Les projets de simplification envisagés par la précédente majorité (fusion régions/départements) ont été immédiatement enterrés par la nouvelle, tout à son entreprise de "dé-Sarkozysation" du pays. Dans ce contexte, l'Etat va continuer de serrer un peu plus la vis des collectivités locales qui sont désormais totalement entre ses mains, dans l'indifférence générale. D'autant qu'on commence à les désigner du doigt. Demain, nos territoires perdront encore un peu plus leurs capacités d'agir et Paris, plus que jamais, décidera de tout, aveuglément et uniformément.

 

-> Notre "modèle" juridique ?

 

Une jungle administrative et règlementaire dans laquelle seuls les spécialistes y retrouvent leurs petits. Pour tous les autres... c'est Kafka !  Demandez à une infirmière libérale, à un artisan, un agriculteur, un enseignant ou à un fonctionnaire de Préfecture ce qu'ils pensent de notre "modèle" juridique français : vous serez surpris de leur réponse !

 

Absurdité à tous les étages mais... c'est comme ça : la Loi, les circulaires, les consignes, les ordres, les habitudes.

Et puis Paris, toujours Paris, omniscient, omnipotent, onmiprésent, dans le public comme dans le privé, source unique de règles absurdes érigées au nom de principes parfois généreux mais qui plombent et plantent le pays. Des exemples ? Vous en avez, j'en suis sûr, des tas, dans tous les domaines de votre propre vie quotidienne. Ce blog ne suiffirait pas à en dresser la liste... 

 

***

 

Alors, la France, un "modèle" ? C'est au nom de cette illusion que, depuis des décennies et pendant que nos partenaires et voisins, plus pragmatiques, s'adaptent, dialoguent et innovent, nous Français n'osons rien remettre en cause, engoncés dans un dialogue social et institutionnel convenu et stérile, où la forme et les mots employés sont plus importants que les idées mises sur la table. Et encore, je n'évoque pas ici, à dessein, le cirque médiatique parisien, sans quoi je cèderais à la colère...

 

Une vision à faire partager : la souplesse d'aujourd'hui est la richesse de demain

 

L'aggiornamento auquel j'aspire tourne exactement le dos à ce constat : osons, partout où c'est possible, poser les vraies questions : au lieu de vouloir édicter depuis Paris des règles générales qui s'imposent partout, tentons les expériences, donnons du pouvoir d'initiative aux acteurs de terrains, publics et privés ; prenons le risque de rompre un peu l'égalitarisme républicain ambiant pour donner leur chance aux projets au lieu de les étouffer, voire de les interdire.

 

Laissons les Poles Emplois, les CPAM, les URSSAF faire preuve d'initiative. Donnons aux Recteurs et aux équipes pédagogiques, établissement par établissement,  une vraie capacité de décision. Idem pour les Préfets. Même chose pour les acteurs sociaux, patronat et représentants du personnel, infantilisés par un Etat qui veut surtout décider de tout après des simulacres de "tables rondes". Laissons les collectivités locales maîtriser davantage leur destin.

 

Donnons leur à tous un seul mot d'ordre : mieux répondre aux besoins de leurs obligés, avec moins de moyens et un vrai souci de justice : vous verrez, leurs propositions nous surprendront...

 

L'Europe, notre seul espoir

 

Ce mouvement de réforme doit, légitimement, être encadré pour ne pas laisser faire n'importe quoi. Et Dieu sait qu'en matière d'encadrement règlementaire, la France est médaille d'or. Pour soulever un peu le plafond de verre qui nous bride, prenons exemple sur nos partenaires européens. Pas sur la Roumanie, d'accord, mais ne pourrait-on convenir que ni l'Allemagne, ni l'Espagne, ni le Royaume Uni, par exemple, ne sont des jungles dérèglementées ? Regardons ce que font ces partenaires (et d'autres si nécessaire) et calons nous sur ce commun dénominateur.

 

Et puis, cessons de tourner autour du pot : il faut un gouvernement politique de l'Europe et il le faut maintenant. Pas seulement un Ministre européen des Finances (indispensable) : un gouvernement européen, patron politique de la Commission, responsable devant un Parlement mieux élu qu'il ne l'est chez nous en France où nul ne connait son député européen. De quoi avons-nous peur ? De notre perte d'influence nationale ? Mais qui dicte les 3 % de déficit maximum ? Qui a les moyens de peser dans les négociations commerciales internationales ? Qui détient les cordons de la bourse ? Qui décide désormais des principes généraux de notre droit ? Pas la région Aquitaine ni le Conseil municipal d'Agen, tout de même ! Alors quoi ?

 

Alors, allons-y vers cette Europe que le monde entier reconnait déjà et qu'aveuglés, nous ne voulons pas voir émerger et moins encore, favoriser. Il y a, sur ce sujet, une nouvelle majorité à construire, audacieuse et humaniste, qui comprendra qu'aller dans ce sens, ce n'est pas "céder aux diktats d'Angela Merkel" mais avancer dans le bon sens ! L'Europe est notre seul véritable espoir.

   

Suis-je devenu néo-libéral ? Non ! Je reste plus que jamais centriste 

 

Notre économie est "plantée", sans doute durablement. Nous allons traverser des temps de contraction de l'économie, de montée du chômage, de repli sur soi, de tensions sociales, de vélléités identitaires. Et avec le résultat de nos élections nationales du printemps, nous sommes partis pour ne pas ouvrir les yeux ni faire preuve de courage avant longtemps : cette période va donc durer.

 

Je le dis tranquillement, sans esprit partisan : il n'y a pas grand chose à attendre de ce gouvernement et de cette majorité. Ne serait-ce que parce qu'ils doivent davantage leur élection à un anti-Sarkozysme profond et excessif (pas tout-à-fait immérité) qu'à une véritable adhésion populaire. Ce gouvernement et cette majorité n'ont donc pas grande légitimité politique -et pas la volonté non plus- pour entreprendre ce profond mouvement de réforme, de modernisation de notre pays dont nous aurions tant besoin. Regardez le spectacle affligeant des premiers reniements, des bisbilles internes entre ministres, des conflits "idéologiques" pour un mot, une phrase, une proposition : ces ministres sont "cramés" avant  même d'être politiquement usés, quelle que puisse être, par ailleurs, leur bonne volonté intrinsèque.

 

C'est donc aux citoyens de s'engager dans ce chemin. Si nous ne le faisons pas, nous laisserons à des Mélenchon ou des Le Pen le soin d'être les seuls porte-paroles de l'attente insatisfaite des Français et les seuls pourvoyeurs de réponses politiques. Et quelles réponses !

 

Chacun est libre d'agir à sa guise, là où il se sent à l'aise : ça peut être dans un parti politique ou un autre. Tel sera mon choix, dès que les gué-guerres intestines et picrocholines du centre auront été réglées, si on y arrive... Ca peut être dans un syndicat, une association ou un mouvement pro-européen. Mais chacun de nous est appelé, j'en ai la conviction, à ne pas s'échapper devant cette responsabilité collective qui n'est rien d'autre que l'addition de nos responsabilités de citoyen.

 

Nous avons devant nous des débats difficiles sans doute, mais ils sont plus importants que tout à mes yeux et ils méritent bien que nous fassions cet effort de nous entendre, de nous comprendre et d'oser construire quelque chose de nouveau, en phase avec notre temps et celui de nos enfants.

 

Un aggiornamento, je vous dis...

 

Publié dans on en parle partout

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A
Mon cher Bernard,
J’ai lu avec une attention toute particulière ton texte intitulé « Aggiornamento ».
C’est un balayage synthétique mais très réel de la situation de notre société. Je n’y trouve rien à redire. C’est un constat sans concession, une argumentation intellectuellement honnête et une
vision lucide.
Mais vois-tu ce qui m’inquiète le plus c’est de nous retrouver minoritaire. Nos compatriotes qui viennent d’élire une nouvelle majorité au plan national ne semblent pas prêts à accepter l’analyse.
Et pourtant le temps presse. Il va nous falloir faire preuve de pédagogie. Malheureusement l’expérience passée nous a montré que la gauche est plus forte que nous en matière de communication.
Il est une autre de nos faiblesses qu’il va falloir corriger c’est d’avoir le courage d’appeler un chat ; un chat. La solution est plus vite comprise et apportée si l’énoncé du problème est clair.
Nous avons une tendance à la contorsion qui, sous le prétexte de tolérance ou de modération, nous fait reculer sur le socle des principes et des valeurs. Je veux parler de ces principes et valeurs
qui constituent la base de toute philosophie de gestion humaniste. Je le dis avec respect mais il faut veiller à ce que notre unité nationale ne s’émiette pas au gré de l’émergence de communautés.
Nous formons une nation, c’est-à-dire une communauté de citoyens qui se reconnaissent dans une histoire et des valeurs communes. Cela peut-être aussi dans l’Europe si nous acceptons de construire
l’Europe des citoyens. Le passage par la paix est un chemin plus long que celui de la guerre mais son issue en est beaucoup plus enthousiasmante.
Alors révolutionner les esprits pour les adapter aux temps nouveaux ? Oui, mais en ordre le moins dispersé possible.....
Bien à toi
André GOUNOU
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G
Bonjour Bernard,
j'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton article. J'en ai d'ailleurs profité pour lire les précédentes chroniques, que je n'avais pas eu l'occasion de lire cet été, sur l'énergie et le prix des
carburants notamment : toujours très éclairant !
Concernant ce nouvel article, je partage avec toi le sentiment que les citoyens ont aujourd'hui un rôle à jouer dans une certaine "refonte" de notre système politique, administratif, économique et
social. Il faut d'ailleurs se rappeler que, quel que soit le regard que l'on porte sur la Révolution Française, le bouleversements politiques dont a accouché cette période se sont forgés au moins
autant dans les lieux de sociabilité comme les salons et les clubs, et plus encore dans l'opinion publique au sens large, que dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
La difficulté pour transposer à notre époque ce modèle d'échanges et de débats citoyens sur les questions politiques tient à mon sens au degré de technicité des débats contemporains.
En 1789, il s'agissait de décider des principes. Tout le reste en découlerait. Aujourd'hui toute réforme qui puisse avoir un impact réel sur l'emploi, sur le quotidien des gens, nous amène
immédiatement à nous confronter à des données d'une technicité qui donne parfois le vertige. Comment encadrer la vente de produits financiers dérivés quand les banquiers qui réalisent ces
opérations, les "sales", confessent eux-mêmes ne pas savoir précisément de quoi se composent ces actifs d'un nouveau genre ni pouvoir mesurer les effets de l'émission de ces titres autres que
l'espoir d'une rentabilité probable ? Comment réformer le rôle des banques dans le financement de l'économie, question à mon sens fondamentale, face à la complexité et l'opacité des règles qui
régissent le système financier international ?
Bref, l'enjeu est de taille et il nous faut réinventer un mode d'échanges et de réflexion qui permette aux citoyens de retrouver une certaine emprise sur ces questions. Plus que jamais la pensée
doit retrouver sa place dans la cité. Je partage donc pleinement ton sentiment !
L'approche qui est la tienne dans ce blog est à mon sens la bonne, car tu donnes au lecteur accès à des informations parfois difficiles à trouver et pour autant très éclairantes. Elles aident
chacun à se forger une opinion sur des questions aussi complexes que l'énergie ou l'économie.
La suite reste à écrire.
Gautier
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