Anti-LGV : bas les masques

Publié le par Bernard LUSSET

Vendredi 7 septembre : une audition était organisée -à la demande de la coordination anti-LGV- pour que l'association et Réseaux Ferrés de France (RFF) en charge du projet de ligne nouvelle, puissent venir exposer leurs points de vue devant la municipalité d'Agen. Quelques heures avant la tenue de cette rencontre, un mail du Président de la coordination expliquait que, finalement, la coordination n'était pas intéressée par cette rencontre et que seule une rencontre avec les élus de la CAA avait un intérêt à leurs yeux.

 

Faut-il voir dans cette annulation un manque de courage ? De la légèreté ? Rien de tout ça. La vérité est bien différente et cette rencontre annulée trahit l'identité réelle de cette coordination : elle est -et elle n'est que ça- un collectif de riverains qui ne veulent pas être touchés par la ligne. Est-ce honteux de les voir défendre ainsi leurs intérêts propres ? Bien sûr que non, et beaucoup, à leur place, réagiraient de la même manière.

 

Là où les choses prennent une tournure désagréable et malhonnête, c'est quand ces associations tentent de justifier -d'habiller- leur démarche par des préoccupations d'intérêt général : défense de l'environnement, défense des terres agricoles, défense des contribuables, défense des crapauds, des grenouilles et autres bestioles rares... L'association a la langue bien pendue et le slogan facile quand il s'agit de donner des leçons de morale et d'intérêt général aux élus qui ont le malheur de ne pas penser comme eux...

 

Un exemple : lorsque le projet de LGV prévoit de passer à 400 ou 500 mètres d'un village, c'est la révolution, savamment entretenue par la coordination. Mais que les TGV lancés à pleine vitesse, notamment ceux qui ne s'arrêteront pas à Agen, traversent de part en part certains quartiers de notre agglomération (mais aussi à Marmande ou dans d'autres villes), générant ainsi des nuisances directes pour des milliers et des milliers d'habitants, ça, la coordination, elle s'en fiche...

 

Et pourtant, imaginez un peu ce qui se passerait si la ligne actuelle était réaménagée pour y faire circuler les TGV comme le souhaitent les anti-LGV : la rue de Contensou, la rue Lamennais, le versant sud de l'Avenue Delpech, le centre universitaire, la rue de la Masse, l'avenue Barbusse, la rue Paulin-Régnier, la rue Descoins, la rue du Jourdain. Et je ne parle ici ni de Bon Encontre, ni de Boé, ni de Colayrac, etc... Ca en fait des gens qui vont voir passer les TGV à pleine vitesse ! Et tous ceux-là, ce n'est pas à 400 ou 500 mètres qu'ils vont les voir passer les trains : c'est au raz de leur maison, au ras de leur immeuble.

 

Pas importants ces gens-là ? Manifestement, pas intéressants pour la coordination des anti-LGV.

 

Alors, que la coordination fasse le boulot pour lequel elle s'est vraiment constituée : qu'elle défende les intérêts des riverains, aujourd'hui et demain quand les négociations financières débuteront avec RFF. Mais de grâce, les discours d'intérêt général, qu'elle les garde pour elle ou pour d'autres publics. Les Agenais, eux, ont bien compris : nous ne les intéressons pas...

 

Et puisque nous ne les intéressons pas, que la Coordination, quand elle veut se faire entendre, aille manifester et planter son camion et son arche gonflable à Feugarolles, plutôt que de le faire, au mépris de toutes les règles de sécurité, au beau milieu du rond-point du pont de Pierre...

 

 

Publié dans on en parle à Agen

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Claverie jean 25/09/2012 18:18

Monsieur,
1- Oui, pour nous associations opposées à la LGV, les habitants d'Agen, dixit "ces gens" sont très içmportants car nous ne voulons pas les voir dépossédés de laur gare centrale pour une partie du
trafic.
2- C'est vrai vous avez raison de le dire, vous n'avez aucune considération pour l'argent des contribuables, sinon vous ne défendriez pas de façon irresponsable un projet inutile pour la population
des deux départements ruraux d'Aquitaine et Midi-Pyrénées dont le coût exorbitant est sans commune mesure avec sa raison d'être. 3- Eh bien, si "choquer" n'est pas votre objectif ça y ressemble
bigrement. Vous auriez voulu le faire exprès que vous ne vous y seriez pas pris autrement.
4- Hormis vos allégations d'un goût douteux à l'encontre de nos associations, nous n'avons pas décelé dans vos propos des arguments objectifs de nature à nous convaincre de l'installation de
l'installation d'une seconde voie ferrée, Toulouse-Bordeaux tépondant à des motifs d'intérêt général, à savoir :
- intérêt de cette ligne pour les populations rurales concernées, hors une minorité de voyageurs de la région toulousaine désireux rejoindre la capitale à marche forcée?
- rentabilitée escomptée?
- gain de temps significatif attendu versus un TGV classique ?
- quel développement attendre (tarte à la crème des élus) d'un bolide traversant nos contrées à plus de 300 km/h ?
- nécessité réelle du doublement de la gare d'Agen ?
- installation de "zones de développement" dont on sait d'avance qu'elles ne feront pas progresser notre économie d'un iota ?
- est-ce que les critères de justification d'une deuxième ligne de chemin de fer "méritent" de mobiliser de lourds investissements dans un contexte de turbulence économique tant au niveau national
que régional ?
Voilà Monsieur des sujets de réflexion et bien d'autres que nous étions en droit d'attendre de la part d'un élu, plutôt que le dénigrement de nos associations assorti de propos réducteurs . Le
niveau du débat y aurait gagné assurément en hauteur de vue.

Coordination 47 24/09/2012 13:32

Feugarolles, le 20 septembre 2012

Monsieur,

Nous faisons suite à votre libelle paru sur votre blog du 7 septembre 2012. Vos propos sont injurieux pour nous certes, mais aussi pour une grande part de la population qui a maintenant compris
que, grâce à notre travail et les informations fournies, la LGV Bordeaux-Toulouse ne se justifiait pas, ce que visiblement vous n’avez pas encore perçu. Pas étonnant car on ne vous voit pas souvent
à nos réunions d’information, refusant ainsi tout débat. De plus, vos propos sont si peu clairs, si entachés d’erreurs ou de mensonges sur le fond que l’on se demande si vous connaissez le sujet et
quel est votre intérêt sur ce projet.

1) Tout d’abord, nous ne sommes pas une association mais une coordination de 12 associations de notre département. Nous nous exprimons donc au nom des milliers adhérents de ces associations
auxquelles se sont jointes 10 associations du 33 et du 82. Notre raison d’être est de prouver que la LGV n’est pas la solution à la demande de transports rapides mais qu’il existe une alternative à
ce projet pour répondre aux objectifs attendus.

Votre discours trahit votre ignorance et votre mépris pour les milliers d’habitants et nombre d’élus de ce département qui ont bien compris les enjeux de ce projet et savent maintenant que la LGV
projetée n’est pas la solution. Ils l’ont d’ailleurs manifesté par leur vote lors du dernier scrutin. Ils sont de plus en plus nombreux à penser que du fait de la situation économique actuelle, il
est inacceptable de dépenser 8 milliards d’€ pour gagner une poignée de minutes.
À vous lire, vous semblez ne pas comprendre leurs motivations ni nos interventions, et vous nous renvoyez, sans doute volontairement, à un rôle restrictif de riverains

2) Vous faites des affirmations fausses ou vous n’êtes pas informé des échanges entre la Coordination et votre maire. En avril, nous avons demandé à nous exprimer devant le Conseil municipal
d’Agen. Le 17 juillet, votre maire nous a proposé une rencontre avec le Bureau du Conseil municipal.
Le Conseil municipal dans son intégralité ne mérite-t-il pas d‘être informé ?
Un projet de cette importance ne mérite-t-il pas une information aussi complète que possible à tous ceux qui vont en voter le financement ? Ou bien serait-il de règle dans votre conseil municipal
de n’entendre qu’un seul son de cloche et d’orienter les débats pour imposer votre dictat ? Curieuse démocratie !



De plus, le 27 juillet, le maire a transformé notre demande pour y introduire une intervention de RFF, qui exposerait son projet, avec le talent fallacieux bien rodé que nous lui connaissons, avant
de se retirer, ne nous laissant aucune chance de débat contradictoire. Nous connaissons hélas le scénario.
Nous avons donc refusé l’ordonnancement de cette rencontre décidé unilatéralement par votre maire.

3) Vous vous efforcez, tout comme RFF a tenté de le faire, de nous ramener au rang de simples riverains. Nous revendiquons le droit de contester le projet en tant que citoyens responsables et
informés qui mettent en cause les données inexactes avancées par RFF pour justifier le projet, ces mêmes données qui ont conduit à la décision des élus en 2005 et qui, maintenant, s’avèrent fausses
ou obsolètes, voire mensongères. Faut-il tout accepter et ne rien dire ? Certainement pas.

Nous sommes source de propositions, pas uniquement de critiques. Citons quelques points confirmés à ce jour par des acteurs officiels :
a. Saturation de la ligne justifiant la construction d’une nouvelle ligne : moins de 50 %.
b. Utilisation de la ligne pour du fret ferroviaire : il y a si peu de fret sur la ligne Bordeaux-Toulouse que cela en est ridicule.
c. Le coût de construction est exorbitant. Le coût, que nous annoncions dès 2010, s’est révélé exact : 8 milliards d’€, et cela n‘est pas fini… On ne peut financer une telle folie.
d. La rentabilité de la LGV n’est pas établie. RFF conteste encore ce point sans avancer de preuves. Nous, nous pouvons prouver que le coût sera supérieur et le trafic voyageurs inférieur aux
chiffres annoncés par RFF. Qui financera ce nouveau déficit ? L’argent public…
Et vous voudriez que l’on se taise ou nous réduire en sages défenseurs des maigres indemnités qui seront offertes à ceux qui pourraient tout perdre !

4) Pauvreté de vos arguments, reflétant une ignorance du dossier. À moins que vos intérêts ne visent qu’à favoriser Toulouse au détriment d’Agen ? Nous ne l’imaginons pas, mais d’aucuns
s’interrogent devant tant d’insistance et de mauvaise foi de votre part.
La construction d’une LGV signerait l’arrêt de mort de la ligne actuelle. En effet, à peine chargée à 25 %, elle connaîtrait le sort des 5000 km de lignes secondaires qui ont été fermées l’an passé
! La construction d’une gare ex-urbanisée (et pour combien de trains ?) serait un sévère préjudice pour les Agenais et leurs commerçants comme cela s’est vérifié pour d’autres villes.
Notre proposition de réaménager la ligne actuelle n’a pas été sérieusement étudiée par RFF, alors que la Loi l’y obligeait. Or, cette solution est possible, 4 fois moins chère et offrant des
performances sensiblement identiques.
Nous défendons aussi le transport de proximité que bien des Lot-et-Garonnais utilisent et pourraient même utiliser davantage, si les performances étaient améliorées et la fiabilité assurée.
Savez-vous qu’en termes d’intérêt général vous pourriez mieux faire ? En soutenant le projet LGV, vous choisissez de privilégier les 6 % d’usagers du train utilisateurs de TGV au détriment des 94 %
restant de la population. Pas nous !
Notre combat est, quoi que vous en disiez, pleinement orienté vers une amélioration de la sécurité et de la protection acoustique tout au long de la ligne. Qui s’en est préoccupé jusqu’à présent
?
La solution du réaménagement de la voie existante n’est pas honteuse, beaucoup de pays européens l’ont utilisée et ne le regrettent pas.

5) Vous avancez, toutefois, une idée originale que nous ne manquerons pas de transmettre à la SNCF. Faire rouler des TGV à grande vitesse dans les traversées d’agglomérations !!! Sic. Il y a, là,
un potentiel d’amélioration de la vitesse non négligeable que personne n’avait envisagé. Félicitations. C’est sans doute la raison pour laquelle vous prévoyez d’implanter la gare d’Agen LGV loin du
centre… (Pour votre information, les TGV réduisent leur vitesse en traversée d’agglo qu’ils roulent sur LGV ou voie classique !)
Il est curieux de remarquer que toutes les métropoles (sauf Aix-en-Provence, et les élus s’en mordent les doigts) ont choisi de maintenir leur gare au cœur de leur ville. Les élus de ces villes
n’ont certes pas votre vision du modernisme visant à tuer leur ville en la déplaçant à la campagne !

Bien des Lot-et-Garonnais ont compris notre action, nous déplorons que ce ne soit pas votre cas. Par contre, ils pourraient ne pas comprendre votre attaque injurieuse, qui ne prouve rien, contre
les défenseurs du bon sens et de la raison. Vouloir monter les gens les uns contre les autres par une méprisable tentative de manipulation est pitoyable compte tenu des enjeux pour notre
département et votre ville.

Pour toutes les raisons évoquées ici, nous maintenons notre demande de rencontrer le Conseil municipal d’Agen et celui de la Communauté d’Agglomération Agenaise. En effet, c’est lui qui décidera de
la participation et du financement de cette infrastructure.

Coordination 47

Bernard LUSSET 24/09/2012 13:36



Je publie le courrier reçu ce jour, comme je le fais de tous les commentaires non injurieux.


Aux yeux de la coordination en question, je ne comprends rien à rien, je cherche à favoriser Toulouse, je suis le jouet de RFF, je n'ai aucune considération des deniers publics et j'appartiens à
une équipe municipale qui a un sens curieux de la démocratie. Voilà, je crois n'avoir rien oublié.


Est-ce que je retire pour autant un mot de ma chronique blog ? Non, pas un. Et si, ce faisant, je choque la coordination des anti-LGV, je les prie de m'en excuser car ce n'est pas mon
objectif.


Mais je demeure, me semble-t-il, libre d'exprimer mon point de vue, fût-il différent du leur. Et cette différence ne suffit pas à le discréditer.


BL



higounet florian 20/09/2012 20:37

Monsieur,

Nous faisons suite à votre libelle paru sur votre blog du 7 septembre 2012. Vos propos sont injurieux pour nous certes, mais aussi pour une grande part de la population qui a maintenant compris
que, grâce à notre travail et les informations fournies, la LGV Bordeaux-Toulouse ne se justifiait pas, ce que visiblement vous n’avez pas encore perçu. Pas étonnant car on ne vous voit pas souvent
à nos réunions d’information, refusant ainsi tout débat. De plus, vos propos sont si peu clairs, si entachés d’erreurs ou de mensonges sur le fond que l’on se demande si vous connaissez le sujet et
quel est votre intérêt sur ce projet.

1) Tout d’abord, nous ne sommes pas une association mais une coordination de 12 associations de notre département. Nous nous exprimons donc au nom des milliers adhérents de ces associations
auxquelles se sont jointes 10 associations du 33 et du 82. Notre raison d’être est de prouver que la LGV n’est pas la solution à la demande de transports rapides mais qu’il existe une alternative à
ce projet pour répondre aux objectifs attendus.

Votre discours trahit votre ignorance et votre mépris pour les milliers d’habitants et nombre d’élus de ce département qui ont bien compris les enjeux de ce projet et savent maintenant que la LGV
projetée n’est pas la solution. Ils l’ont d’ailleurs manifesté par leur vote lors du dernier scrutin. Ils sont de plus en plus nombreux à penser que du fait de la situation économique actuelle, il
est inacceptable de dépenser 8 milliards d’€ pour gagner une poignée de minutes.
À vous lire, vous semblez ne pas comprendre leurs motivations ni nos interventions, et vous nous renvoyez, sans doute volontairement, à un rôle restrictif de riverains

2) Vous faites des affirmations fausses ou vous n’êtes pas informé des échanges entre la Coordination et votre maire. En avril, nous avons demandé à nous exprimer devant le Conseil municipal
d’Agen. Le 17 juillet, votre maire nous a proposé une rencontre avec le Bureau du Conseil municipal.
Le Conseil municipal dans son intégralité ne mérite-t-il pas d‘être informé ?
Un projet de cette importance ne mérite-t-il pas une information aussi complète que possible à tous ceux qui vont en voter le financement ? Ou bien serait-il de règle dans votre conseil municipal
de n’entendre qu’un seul son de cloche et d’orienter les débats pour imposer votre dictat ? Curieuse démocratie !



De plus, le 27 juillet, le maire a transformé notre demande pour y introduire une intervention de RFF, qui exposerait son projet, avec le talent fallacieux bien rodé que nous lui connaissons, avant
de se retirer, ne nous laissant aucune chance de débat contradictoire. Nous connaissons hélas le scénario.
Nous avons donc refusé l’ordonnancement de cette rencontre décidé unilatéralement par votre maire.

3) Vous vous efforcez, tout comme RFF a tenté de le faire, de nous ramener au rang de simples riverains. Nous revendiquons le droit de contester le projet en tant que citoyens responsables et
informés qui mettent en cause les données inexactes avancées par RFF pour justifier le projet, ces mêmes données qui ont conduit à la décision des élus en 2005 et qui, maintenant, s’avèrent fausses
ou obsolètes, voire mensongères. Faut-il tout accepter et ne rien dire ? Certainement pas.

Nous sommes source de propositions, pas uniquement de critiques. Citons quelques points confirmés à ce jour par des acteurs officiels :
a. Saturation de la ligne justifiant la construction d’une nouvelle ligne : moins de 50 %.
b. Utilisation de la ligne pour du fret ferroviaire : il y a si peu de fret sur la ligne Bordeaux-Toulouse que cela en est ridicule.
c. Le coût de construction est exorbitant. Le coût, que nous annoncions dès 2010, s’est révélé exact : 8 milliards d’€, et cela n‘est pas fini… On ne peut financer une telle folie.
d. La rentabilité de la LGV n’est pas établie. RFF conteste encore ce point sans avancer de preuves. Nous, nous pouvons prouver que le coût sera supérieur et le trafic voyageurs inférieur aux
chiffres annoncés par RFF. Qui financera ce nouveau déficit ? L’argent public…
Et vous voudriez que l’on se taise ou nous réduire en sages défenseurs des maigres indemnités qui seront offertes à ceux qui pourraient tout perdre !

4) Pauvreté de vos arguments, reflétant une ignorance du dossier. À moins que vos intérêts ne visent qu’à favoriser Toulouse au détriment d’Agen ? Nous ne l’imaginons pas, mais d’aucuns
s’interrogent devant tant d’insistance et de mauvaise foi de votre part.
La construction d’une LGV signerait l’arrêt de mort de la ligne actuelle. En effet, à peine chargée à 25 %, elle connaîtrait le sort des 5000 km de lignes secondaires qui ont été fermées l’an passé
! La construction d’une gare ex-urbanisée (et pour combien de trains ?) serait un sévère préjudice pour les Agenais et leurs commerçants comme cela s’est vérifié pour d’autres villes.
Notre proposition de réaménager la ligne actuelle n’a pas été sérieusement étudiée par RFF, alors que la Loi l’y obligeait. Or, cette solution est possible, 4 fois moins chère et offrant des
performances sensiblement identiques.
Nous défendons aussi le transport de proximité que bien des Lot-et-Garonnais utilisent et pourraient même utiliser davantage, si les performances étaient améliorées et la fiabilité assurée.
Savez-vous qu’en termes d’intérêt général vous pourriez mieux faire ? En soutenant le projet LGV, vous choisissez de privilégier les 6 % d’usagers du train utilisateurs de TGV au détriment des 94 %
restant de la population. Pas nous !
Notre combat est, quoi que vous en disiez, pleinement orienté vers une amélioration de la sécurité et de la protection acoustique tout au long de la ligne. Qui s’en est préoccupé jusqu’à présent
?
La solution du réaménagement de la voie existante n’est pas honteuse, beaucoup de pays européens l’ont utilisée et ne le regrettent pas.

5) Vous avancez, toutefois, une idée originale que nous ne manquerons pas de transmettre à la SNCF. Faire rouler des TGV à grande vitesse dans les traversées d’agglomérations !!! Sic. Il y a, là,
un potentiel d’amélioration de la vitesse non négligeable que personne n’avait envisagé. Félicitations. C’est sans doute la raison pour laquelle vous prévoyez d’implanter la gare d’Agen LGV loin du
centre… (Pour votre information, les TGV réduisent leur vitesse en traversée d’agglo qu’ils roulent sur LGV ou voie classique !)
Il est curieux de remarquer que toutes les métropoles (sauf Aix-en-Provence, et les élus s’en mordent les doigts) ont choisi de maintenir leur gare au cœur de leur ville. Les élus de ces villes
n’ont certes pas votre vision du modernisme visant à tuer leur ville en la déplaçant à la campagne !

Bien des Lot-et-Garonnais ont compris notre action, nous déplorons que ce ne soit pas votre cas. Par contre, ils pourraient ne pas comprendre votre attaque injurieuse, qui ne prouve rien, contre
les défenseurs du bon sens et de la raison. Vouloir monter les gens les uns contre les autres par une méprisable tentative de manipulation est pitoyable compte tenu des enjeux pour notre
département et votre ville.

Pour toutes les raisons évoquées ici, nous maintenons notre demande de rencontrer le Conseil municipal d’Agen et celui de la Communauté d’Agglomération Agenaise. En effet, c’est lui qui décidera de
la participation et du financement de cette infrastructure.

ASEP CASTELMAYRAN

Claverie jean 16/09/2012 11:59

Décidément vous défendez bien mal la cause de la LGV en caricaturant et fustigeant de piètre manière les associations qui n'ont pas l'heur de partager votre vision béatifiante d'une nouvelle voie
ferrée censée apporter bien être et prospérité aux heureux habitants de nos contrées.
Vos propos relèvent de la polémique voire de la provocation et du sarcasme plus que de la pertinence du raisonnement. Manier la satire est un exercice difficile et il y faut de l'esprit, à défaut
on assiste à un déferlement de contre vérités, de poncifs éculés, d'arguments spécieux et simplistes (faites-nous grâce de l'énumération fastidieuse des rues d'Agen raversées par la voie ferrée,le
long desquelles ne passerait sûrement pas le train à grande vitesse...puisque nous y sommes farouchement opposés!)
En ce qui me concerne, je tiens à vous faire savoir que je n'habite pas Feugarolles, le tracé de la LGV ne traverse pas mon jardin et je me moque comme d'une guigne des"petites bestioles" qui
auraient le malheur de se trouver sur le passage de votre chemin...de fer. En revanche, je m'insurge comme la grande majorité des administrés de notre région du sud-ouest contre un absurde autant
qu'irrationnel et coûteux projet de création de voie nouvelle.
Car nous avons la chance de posséder déjà une voie ferrée qui remplit parfaitement le rôle qui lui est assigné : transporter 90%des usagers dont le déplacement n'excède pas 100 km. En outre cette
ligne est loin d'être saturée et elle possède un fort potentiel d'amélioration de sa vitesse commerciale pour peu que l'on veuille y consacrer les aménagements nécessaires pour en faire un moyen de
transport moderne et sécurisé. Moyennant un financement raisonnable on pourrait à bon compte supprimer par la même occasion une centaine de passages à niveau accidentogènes.
Dès lors à quoi et pour qui profiterait la présence d'une seconde voie ferrée ? Assurément pas aux lot-et-garonnais et tarn-et-garonnais qui verraient débouler le "joujou" à plus de 300 km/h sans
en tirer le moindre profit. Seules les métropoles Bordeaux et Toulouse et une frange élitiste de voyageurs privilégiés et aisés(le ticket ne sera pas à la porté de toutes les bourses)désireuse de
raliier la capitale en moins de temps, seraient concernées par cette nouvelle ligne. Coûteux avantage en vérité pour dervir les intérêts d'une minorité de la population, qui se chiffrerait à près
de 8 milliards ! Mais il est vrai que les décideurs ne sont pas les payeurs.
Dans l'hypothèse où le train à très grande vitesse aura à faire halte dans les villes intermédiaires d'Agen et Montauban, sa performance retombera au niveau d'un TGV classique tel un soufflet -
effet d'inertie au démarrage et au ralentissement ajouté aux temps de stationnement aux gares.
Dans les deux cas, il est utopique de parler de développement économique lié à la vitesse pour les régions traversées par une LGV. Les universitaires et les observateurs avertis des questions de ce
type de transport ferroviaire s'accordent unanimement sur ce point.
Quid alors des inutiles et utopiques "zones de développement" chères à nos élu agenais et de la gare excentrée brandie par ces mêmes élus comme un enfant son hochet ?

Jeanine Besacchi - Michel Normand 14/09/2012 14:42

Que se passe - t - il depuis quelques jours ? Les pro - LGV font feu de tout bois ….
Auraient - ils peur que leur joujou soit remis aux calendes grecques ?....
Au lieu de répondre à nos questions précises , à nos arguments , ils se répandent en généralités :
ils n'ont donc rien à nous opposer ? Nous aurions donc raison ?

La dernière attaque , dans le Lot et Garonne , vient de Monsieur Lusset - adjoint au maire d'Agen -
qui pratique l'inexactitude , l'invective , les contre - vérités !
" Tout ce qui est excessif est insignifiant "
Ne nous laissons pas distraire et continuons notre travail dans le calme et la sérénité .

Jeanine Besacchi
Michel Normand

Wim Peijnenburg 13/09/2012 19:12

Mr Lusset,
Probablement Coordination 47 vous gêne beaucoup.
Je vous conseille de d'abord lire les propositions des "Pro-TGV raisonnable" ( et Oui contre la LGV), avant d'écrire ce genre de "non-sense" et en plus d'insulter beaucoup de personnes.
Je vous confirme que ce projet indigne de la LGV n'écrase pas ma maison, mais quand même je vous donne mon accord de me traiter comme eux , les dangereux "anti LGV".....

Dans l'attente de la publication de ma réaction....

Votre profil sur votre blog indique déjà que votre humeur n'était pas au top au moment que vous avez écrit l'article....

D'Huyvetter Charles 13/09/2012 07:50

un lieutenant de Dionis du Séjour qui monte au front...Nous devons drôlement le déranger pour qu'il nous consacre un billet! Avec des arguments aussi éculés que ceux de Rousset!