Rupture

Publié le par Bernard LUSSET

On le voit bien : dans ses premiers jours de président de la République, François Hollande a l'obsession de la "rupture" d'avec son prédécesseur. Qu'il s'agisse de la diminution de la rémunération des Ministres (qui aboutit, en fait, à une facture plus importante que le gouvernement précédent...!)  ou encore de ses premiers pas sur la scène internationale, François Hollande n'a de cesse de montrer sa différence d'avec son prédécesseur.

 

On comprend bien pourquoi : "l'anti-sarkosisme" a été le meilleur allié du PS dans la présidentielle. Il aura même été essentiel, si l'on en juge par le résultat finalement plus étriqué que ce qu'on voulait bien nous annoncer.

 

Mais, Nicolas Sarkozy ayant disparu des écrans radars, il va être compliqué pour F. Hollande de faire vivre cette posture jusqu'au 17 juin, les Français ayant déjà tourné la page. Il va bien falloir qu'après nous avoir montré "quel Président il ne sera pas", le nouveau Président se dévoile et nous dise "quel Président il sera".

 

C'est là qu'interviennent les législatives : je pense que le gouvernement trouvera sans doute une majorité à l'Assemblée. Mais il est essentiel que le PS ne dispose pas d'une majorité trop forte, qui ferait disparaitre tout contre-pouvoir.

 

Voilà pourquoi les législatives des 10 et 17 juin sont si importantes et pourquoi nous devons tout faire pour que Jean Dionis fasse partie des 200 ou 250 députés d'opposition qui exerceront leur légitime devoir de contrôle du gouvernement et de proposition.

 

Dans le contexte particulier né de cette présidentielle, le fait d'avoir un député solide sur ses convictions, mais qui a prouvé dans le passé sa capacité à demeurer un élu libre, est pour Agen-Nérac, mais pour aussi pour le pays tout entier, un gage que nous aurions tort de sous-estimer.

 

 

 

Publié dans on en parle partout

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