Sauver la LGV Bordeaux-Toulouse

Publié le par Bernard LUSSET

L'annonce faite par Jérome Cahuzac des arbitrages financiers à venir sur les lignes LGV en projet n'est une surprise pour personne : sur les 14 projets en cours, chacun savait bien que tous ne seraient pas retenus, au moment où l'Etat cherche des économies. Et honnêtement, la consultation de la carte permettait d'anticiper ce type de décisions (voir la carte des projets LGV). La réalisation de la LGV Tours-Bordeaux, en cours de réalisation, n'est évidemment pas remise en cause.

 

La question qui se pose en revanche est de savoir ce que deviendront les prolongements prévus vers l'Espagne et vers Toulouse.

 

L'axe vers l'Espagne renvoit à des considérations européennes (favoriser les échanges trans-nationaux) et je vois mal comment la France ne réaliserait pas cette extension qui viendra se raccorder naturellement au réseau réalisé par l'Espagne.

Quant au barreau Toulouse-Bordeaux, c'est lui qui permet de donner à la LGV Bordeaux-Paris sa pleine rentabilité économique en apportant tout le poids démographique et économique du bassin toulousain. Je veux donc être optimiste sur les arbitrages qui seront rendus en fin d'année qui préserveront,  je l'espère, la liaison LGV Bordeaux-Agen-Toulouse.

 

J'ajoute que nous serions fous de laisser passer une telle occasion de désenclavement et d'investissement public : depuis quand notre région n'a-t-elle pas connu une telle manne financière et les milliers d'emplois qu'elle représente ? Depuis la réalisation de l'A62, il y a bientôt 30 ans...

 

Nous serions fous de laisser passer, une fois de plus, une telle occasion qui nous placera dans le club, restreint, des villes desservies par le réseau européen LGV. D'ailleurs, les fonds du plan de relance ont été mobilisés pour ça : revenir en arrière, au moment où le pays cherche, partout, des espoirs de relance de l'activité ??

 

Qui va décider de ça ? Le gouvernement, en lien avec les responsables des exécutifs locaux. Chez nous, il s'agit :

 

des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées,

des départements de la Gironde, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne et de la Haute Garonne,

des agglomérations de Bordeaux, Agen et Toulouse, 

des députés des départements traversés.

 

Tous (à la seule exception du Maire d'Agen...), tous appartiennent à la nouvelle majorité.

Tous ont soutenu le nouveau Président.

Tous ont donc quelques moyens, s'ils le décident, d'oeuvrer en commun pour préserver la réalisation de ce projet vital pour notre avenir et celui de nos enfants.

 

Je n'imagine pas que la mobilisation conjointe d'autant de forces convergentes puisse ne pas être entendue à Paris.

 

Et c'est le voeu que je forme pour nous tous.

 

Publié dans on en parle à Agen

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